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Sans laisser de traces

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Vous aimez les thrillers ? Sans laisser de traces, le premier film du réalisateur Grégoire Vigneron devrait vous ravir. Malgré une critique mitigée, ce film à la promotion discrète mais à la bande annonce alléchante, a reçu un accueil très favorable de la part du public français.

 

Autopsie du succès ?  Un scénario intéressant, une intrigue bien ficelée, des rebondissements étonnants, et des acteurs surprenants.

Dès le début du film, le spectateur est plongé dans les tracas d’Etienne, quadra sur le point de prendre la tête d’une société de 15 000 employés. Alors que tout devrait lui sourire, son passé refait soudainement surface et l’empêche de dormir sur ses deux oreilles. En effet, au début de sa carrière, il s’est approprié une formule chimique envoyée par un anonyme, formule qui lui a permis de fabriquer le produit aujourd’hui phare de sa société. Un soir, il rencontre par hasard un camarade de classe, Patrick, à qui il va confier son sentiment de culpabilité et son besoin de soulager sa conscience. Son ami le convainc de se rentre chez l’homme qu’il a lésé quinze ans auparavant pour lui proposer de le dédommager. Mais la discussion tourne court et Patrick tue l’homme.

Alors qu’il n’avait fait que vouloir mettre un terme à ses remords qui le hantent, Etienne va se retrouver enfermé dans une spirale haletante : face à chaque échappatoire suggérée par l’intrigue s’élèvent de cruelles ironies du sort, l’ami se révélant maître-chanteur, sa femme se méprenant quant à ses suspicions. Et le spectateur se prend au jeu de ce thriller palpitant, tenté d’aider Benoit Magimel à se sortir de cette situation inextricable.

Outre ce scénario captivant, le film doit également son succès à un jeu d’acteurs époustouflant, servis par de brillantes répliques, tantôt graves, tantôt drôlissimes. Le tandem Benoit Magimel – François-Xavier Demaison fonctionne bien, même si on se demande si le frêle Benoit Magimel a assez de carrure pour incarner un futur PDG. Cette appréhension s’envole au fur et à mesure que l’intrigue se déroule, la force tranquille de l’acteur servant parfaitement l’intensité du film qui va crescendo.

Les seconds rôles féminins sont lumineux, interprétés avec brio par Julie Gayet et Léa Seydoux.

Le genre du polar semble se renouveler vers les années 2010, porté par une nouvelle génération de réalisateurs audacieux, comme Guillaume Canet (Ne le dis à personne), Eric Barbier (Le serpent) et d’acteurs crédibles (François Cluzet, Yvan Attal). Ce film agréable, à la réalisation sobre, tient ses promesses et nous tient en haleine jusqu’au bout. Vraiment divertissant.

Date de sortie : 10 Mars 2010
Durée : 1h35min

 

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