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Alien, une saga mythique en quatre volets

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D’abord titre d’un film, Alien est devenu un symbole pour les fans de science-fiction.

Mais les quatre opus d’une saga devenue légende ont largement dépassé le cercle des amateurs du genre ; ils ont touché plusieurs générations de spectateurs. Aujourd’hui, derrière le nom « Alien » se cache 4 grands réalisateurs et bon nombre d’acteurs célèbres. Un petit rappel des synopsis s’impose :

Le premier Alien sort en mai 1979 sur les écrans du monde (sous le titre français : Alien, le huitième passager). Le film est réalisé par Ridley Scott, et raconte comment l’équipage d’un vaisseau spatial de commerce, de retour vers la planète bleue, découvre sur une planète inconnue des œufs extraterrestres. Les sept compagnons ramènent involontairement l’espèce inconnue à bord, et alors qu’ils croient s’en être débarrassé, un des « Aliens » s’extrait soudain de la cage thoracique de l’un d’entre eux, dans une séquence devenue culte. S’ensuit alors une lutte à mort avec la créature qui grandit extrêmement vite pour devenir un monstre terrifiant. De ce combat, seul le lieutenant Ellen Ripley (interprétée par Sigourney Weaver) sortira vivante, emportant avec elle de terribles souvenirs de carnage. Ce premier opus de la saga porte en lui tous les secrets d’un excellent film d’horreur, alliant science-fiction et suspense intense. Le charisme de Sigourney Weaver et de son acolyte Tom Skerritt y est pour beaucoup. Mais ce qui terrifia les millions de spectateurs scotchés à leur siège, c’est surtout la figure du monstre. Rarement à l’écran, il est toujours tapi quelque part, attendant au détour des couloirs, on ne sait jamais vraiment à quel moment il va surgir pour manger l’un des protagonistes dans les hurlements et la panique. Et bien sûr, dans un bain de sang. Si trente ans plus tard, les effets spéciaux peuvent nous sembler ringards, ils ont tout de même valu à leurs créateurs un oscar en 1980. Ce huis clos en plein milieu de l’espace rend le film haletant, et confirme Ridley Scott comme grand réalisateur de thriller, et véritable maître du suspense.

Le second opus, Aliens, (ou Alien, le retour) n’était pas prévu par les producteurs du premier. C’est sur la demande de James Cameron, qui venait de séduire le box office avec son Terminator, que les producteurs lui confient la réalisation d’une suite, qui sortira en 1986 aux Etats-Unis. L’histoire se passe alors que le lieutenant Ripley est retrouvée après avoir dérivé dans l’espace pendant plus d’un demi siècle. La planète inconnue d’où sont venus les premiers œufs est habitée en toute quiétude par les terriens. Lorsque la communication avec ces derniers est interrompue mystérieusement, Ellen Ripley (Sigourney Weaver) est appelée pour partir découvrir la cause du silence radio. A son arrivée, le nouvel équipage trouve une planète colonisée par les Aliens, et nulle trace des résidants humains. Le lieutenant devra tout tenter pour sauver ses compagnons de voyage. Dans ce second volet, on retrouve quelques-uns des ingrédients qui avaient fait le succès du premier film. Les monstres sont bien plus souvent à l’écran, mais la forme du huis clos demeure. Le film a remporté à nouveau l’oscar des effets visuels en 1987.

Le troisième opus de la saga est baptisé Alien³, et se passe sur une nouvelle planète où sont enfermés, en plus de quelques spécimens du monstre, les meurtriers les plus dangereux de l’humanité. Le lieutenant Ripley, toujours sous les traits de Sigourney Weaver, devra y laisser sa vie pour éviter que ne renaisse la reine des Aliens qu’elle « héberge » dans son ventre. Le film fonde plus sa dimension terrifiante sur les relations entre les personnages, qui prennent bien plus d’ampleur que dans les précédents épisodes. David Fincher, qui réalise cet opus, choisi une fin tragique qui a beaucoup ému les fans. Alien³ est réputé pour avoir un peu déçu les spectateurs lors de sa sortie en 1992. Sa réalisation très chaotique (changements en cours de tournage, production lancée avant la fin du scénario) en fait un film un peu bancal, qui trouve pourtant sa place dans la saga.

Le quatrième opus est de loin le plus déjanté. Alien, la Résurrection, sorti dans les salles françaises en 1997, est signé de Jean-Pierre Jeunet, maître de l’esthétique fantastique qui s’essaye avec un succès relatif au film d’horreur. Plusieurs siècles après la mort d’Ellen Ripley, les chercheurs clonent ses gènes pour récupérer la reine Alien que son corps couvait pour l’étudier. Ils font renaître des œufs du monstre, et vont tenter souvent sans succès, de les apprivoiser. Le casting a de quoi surprendre, on y croise Sigourney Weaver dans le rôle du clone, Wynona Ryder qui lui défie la vedette et Dominique Pinon, arrivé là sans vraie cohérence si ce n’est qu’il est l’acteur fétiche de Jeunet. L’esthétique détonne complètement du reste de la saga, et le scénario s’en distingue volontairement. Le quatrième opus de la saga fait l’effet d’un OVNI ; tout ou presque diffère des films précédents, jusqu’aux génériques de début et de fin. Les scènes mythiques sont revues et corrigées, lorsqu’elles ne disparaissent tout simplement pas de l’écran. Si ce dernier opus a rencontré un excellent accueil, public et critique, en Europe, il a quelque peu laissé perplexe outre-Atlantique.

La saga Alien est aujourd’hui devenue un véritable univers en soi ; avec des recettes records dès la sortie du premier opus, des dizaines d’ouvrages (dont les comics) consacrés, des millions de fans dans le monde. Le scénario original de Dan O’Bannon (qui a suivi l’écriture des 3 suivants) a fait le tour du monde et le tour des générations. Aujourd’hui, les images du monstre peuplent l’inconscient collectif de tous les cinéphiles. L’univers d’Alien a été une source d’inspiration infaillible pour toute la science-fiction depuis 40 ans. Il a fait connaître Sigourney Weaver, révélé Ridley Scott et ouvert le genre de l’horreur fantastique à une plus large audience que le seul cercle d’initiés.

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