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Béla Bartók : mouvement hongrois

Bartok

Pianiste, compositeur, la musique populaire Magyar lui donne un réel ancrage culturel, à l’instar de Kodály. Avant-gardiste, Béla Bartók influencera la musique contemporaine et le jazz.

Né au cœur de la Hongrie en 1881,Bartók est très tôt remarqué pour ses talents de musicien. Il compose très tôt et joue à 11 ans ses premières œuvres en public parmi lesquelles « Le Cours du Danube », très justement remarqué par son originalité mais aussi pour l’audace développée à un si jeune âge dans l’écriture musicale. Digne héritier du romantisme de la fin du XIXe siècle, il écrit ensuite la « Symphonie Kossuth » en 1902.

Pianiste, compositeur, il puise aussi son inspiration aux sources du chant traditionnel hongrois. L’attachement très fort à ses racines l’amène cependant à adopter des écritures musicales avant-gardistes, à l’écart des chemins tracés par ses prédécesseurs, notamment européens, marquant parfois à l’excès la musique de l’époque.

Années d’avancées musicales

Proche de Debussy, de Kodály avec lequel il rédige une synthèse des chants traditionnels d’Europe de l’Est et d’Afrique qu’il utilisera dans ses propres compositions, Bartók trouve également ses influences autour de Stravinsky ou Berg. Son œuvre se présente comme une collection synthétique de l’ensemble de ses sources musicales.

Bartók brille aussi par la simplicité franche de ses mélodies, par des jeux de percussion et de polyphonie parfaitement maîtrisés depuis son enfance. Cette culture phénoménale de la musique amène Bartók à devenir professeur de Piano à Budapest tout en composant ses œuvres majeures. En 1911, il propose à son public « Le Château de Barbe-Bleue », en 1916, « Prince des bois ».

Années d’exil

Profondément hostile au régime nazi auquel s’était ralliée la Hongrie, Bartók s’exile dès 1935 aux USA. Chef d’orchestre, il compose toujours autant, avec une audace réelle. Sa maîtrise des percussions donne donc naissance à la « Musique pour cordes, percussions et célesta » en 1936, et en 1937, il signe une « Sonate pour deux pianos et percussions ».

Compositeur exigeant, il est aussi un père dur et composa pour son fils 153 pièces pour piano intitulées « Mikrokosomos » dont il exigeait une exécution parfaite. Les œuvres de la fin de vie de Bartók apportent au patrimoine musical mondial les « Concertos pour orchestre » en 1943. Il mourra de leucémie deux ans plus tard, loin de la Hongrie.

L’influence de Bartók sur la musique contemporaine est essentielle. L’ensemble des compositeurs qui le suivront vivront avec en eux cette musique, Preisner notamment. Il influencera tout autant le jazz par le jeu percussif du piano qui séduira Gil Evans, arrangeur de Miles Davis.

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