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Chopin, l’inimitable virtuose du piano

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Inutile de vous faire l’affront de vous imposer un prologue à ce personnage hors du commun, qui a su s’imposer tout naturellement dans le monde très sélectif de la musique classique.

Un peu d’histoire

Souvent désigné comme le pianiste apatride, Frédéric Chopin venait véritablement de Pologne. Ce questionnement sur sa véritable identité viendrait apparemment de l’instabilité du pays et l’amour de l’artiste pour la France. On le savait cependant véritable admirateur de son pays natal : il s’affirmait comme profondément nationaliste, et ce, même durant la période de flou politique et identitaire polonais, la nation étant passée sous la main de fer de la Russie à diverses reprises, avant de retrouver son autonomie.

Chopin est né au début du 19e siècle dans la province de Varsovie. Cependant, après sa formation au conservatoire, où il brille par son intérêt et la créativité que lui permet la musique, il fait un bref détour à Vienne, avant de décider d’émigrer en France. Il se rend plus précisément à Paris, le siège de la culture à l’époque. Malgré son choix de quitter sa patrie et ce, pour toujours, puisqu’il est mort à Paris en 1848, Chopin se considère et se revendique compositeur national polonais.

Sa musique

Une musique aérienne, singulièrement vectrice d’émotions grâce à la reprise de mélodies populaires polonaises, fait son succès. C’est pour cela que le pianiste affirme autant sa nationalité, qui se reflète dans la particularité de sa musique, fortement animée par son enfance, son vécu. On aurait pu croire qu’un tel détournement de la musique classique, considérée comme noble pour beaucoup, eut généré des échos de scandale… et pourtant.

Rapidement considéré comme un ange par Balzac, Chopin puisait son inspiration des danses et musiques folkloriques polonaises et faisait en sorte que chacun s’enthousiasme du génie de sa musique que l’on qualifiait tour à tour d’enjouée et douloureuse. Ceci faisant, il ajoutait savamment une touche d’aristocratie à son œuvre, touche que l’on justifiait par son admiration pour les plus grands, Mozart et Bach en tête.

Il disait également tirer son si particulier sens de l’harmonie et du contrepoint de ses documentations sur le musicologue Eigeldinger, et ses lectures du poète allemand Heine. Mais ce n’est rien comparé à l’influence qu’eut Georges Sand sur son œuvre, puisqu’elle partagea la vie du compositeur pendant près de dix ans. Quoi qu’il en soit, Chopin s’appliquait à reporter son talent sur d’autres, en prétextant une réelle influence, invoquant presque la copie. Le tout lorsqu’il maniait comme personne l’art de la composition et provoquait des remous au sein des cœurs les plus durs de l’époque. Un grand homme dont la vie – comme souvent chez les musiciens les plus doués – s’est arrêtée prématurément, à 39 ans.

Un artiste qu’on écoute et réécoute encore, pressé de se laisser bercer, avec une fascination sans essoufflements malgré les vestiges du temps.

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