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Cypress Hill, un groupe de rap influent

rap

Cypress Hill fait partie des groupes de rap les plus influents du monde. Jouissant d’une street credibility (la crédibilité de la rue) à toute épreuve, ils ont contribué – avec d’autres rappeurs tels que Snoop Dogg ou Dr. Dre

– à faire de Los Angeles et de la West Coast en général (la Californie), un El Dorado hip-hop, où rythmes funkys et paroles dures content la vie quotidienne, parfois violente, des minorités noires et latinos dans certains quartiers de L.A.

De Southgate au sommet des charts

B-Real, Sen Dog et Mellow Man Ace sont les membres fondateurs de Cypress Hill. Ils viennent tous les trois de Southgate, l’un des quartiers les plus défavorisés et violents de Los Angeles. A l’origine, le groupe s’appelait DVX, mais B-Real et Sen Dog décidèrent de le rebaptiser après le départ de Mellow Man Ace en 1988 et l’arrivée d’un DJ New Yorkais : DJ Mugg. L’influence East Coast (de New York) de Mugg se fait sentir dès la sortie du premier disque éponyme de Cypress Hill en 1991, notamment sur le célébrissime morceau intitulé : How I could Just Kill A Man.

Cypress Hill sera le premier groupe latino à percer dans le milieu du Hip-hop des années 90. Ils publieront d’ailleurs en 1999 un album de reprises de leurs propres succès, mais traduits en espagnol. L’album s’appellera : Los grandes exitos en español.Durant toute cette décennie, le groupe sera l’un des plus en vue de la planète rap. Ils multiplieront les collaborations et signeront des morceaux devenus aujourd’hui mythiques comme : Tequila Sunrisesur leur quatrième album, IV,en 1998, ou encore I wanna get highet Insane in the brain sur Black Sunday en 1993.

Les années 2000 marquent un tournant pour le groupe qui se laissera influencé par la montée de groupes tel que Limp Bizkit, pratiquant un style qu’il est difficile de nommer, mais qui se situe entre le rap et le métal. Les titres Catastrophe et Trouble sur l’album Stones Raiders sorti en 2001 illustrent bien ce virage. Pour autant, si le public n’a pas forcement immédiatement adhéré, ce disque marque le retour en force des rythmes West Coast et des sonorités crépusculaires de Los Angeles, à l’instar du grand 2001de Dr. Dre.Des morceaux tels que Lowrider, Memoriesou encore L.I.F.E,toujours sur Stoned Raiders, replacent Cypress Hill sur la carte des meilleurs groupes de la côte Ouest. Le flow (la diction) de B-Real et Sen Dog est vraiment entré dans une certaine modernité qui rompt quelque peu avec les logiques du hip-hop du début des années 90.

Si le dernier album paru cette année, Rise Up, peut être perçu comment étant un retour aux sources, il continue l’effort entrepris depuis le début des années 2000, d’introduire un maximum d’instruments dans la composition des morceaux. Cette tendance peut très certainement s’expliquer par la nouvelle dimension que le groupe a pris sur scène. Les amateurs de rock seraient étonnés de voir autant de guitares, basses et batteries sur une même scène.

Quoiqu’il en soit, Cypress Hill demeure l’une des références rap et sera inscrit à jamais dans les premières pages des livres d’histoire sur le hip-hop.

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