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Le retour de Pharrell Williams

pharelle

Vendredi 25 juin, une foule compacte et enjouée attend avec impatience l’arrivée sur scène de N.E.R.D, le groupe hip-hop, soul, rock du duo de producteurs The Neptunes. Nous sommes à l’hippodrome de Longchamp pour le festival Solidays et l’homme le plus attendu de la soirée s’appelle Pharrell Williams.

 

 

L’homme le plus influent de la planète ?

 

On peut parler du retour de l’enfant prodige de Virginia Beach (Etat de Virginie) autant qu’on veut, mais soyons honnêtes, il n’est jamais vraiment parti bien loin. Quand on ne le voit pas à la production de nouveaux morceaux aux côtés de Jay-z, Madonna ou encore Britney Spears, c’est avec Marc Jacobs qu’il s’associe pour dessiner des bijoux pour Luis Vuitton. Quand ses marques de vêtements, Ice Cream et Billionaire Boys Club, ne satisfont plus sa boulimie créatrice, il se met en tête de designer des chaises… Oui, des chaises aux pieds en forme de pattes de lion, de femme ou encore de chenilles de char d’assaut.

Alors pourquoi parler de retour ? Parce que Pharrell revient sur scène et en France. Parce qu’il vient de collaborer avec Uffie sur un morceau ravageur (ADD. SUV), où l’on retrouve toute la verve qui a fait de lui celui qui influença, de la façon la plus radicale qui soit, toute la musique des années 2000. Il enflamma le VIP Room de Cannes au moment du festival, puis le plateau du Grand Journal de Canal et finalement la Grande Scène de Longchamp. Loin de nous l’idée de remettre en question la classe internationale de celui qui se fait appeler Skateboard. P, mais on peut quand même relativiser, un tantinet, l’impact de ce retour sur le devant de la scène musicale.

 

Le bal masqué

 

Des premières productions (Ludacris, Justine Timberlake, Jay-z, Snoop Dogg) au premier album de son groupe N.E.R.D, Pharrell avait tout pour être le Quincy Jones des années 2000. Le son, les paroles, les thèmes abordés par le premier album, « In Search Of », avaient tout pour entrer dans la légende, ce qui fut d’ailleurs le cas. Le deuxième album rassemble encore plus de titres imparables, mais prend un virage plus festif, plus dancefloor. Son premier album solo, « In My Mind », fut un semi échec dans le sens où l’on pouvait y percevoir les limites des capacités vocales du génial producteur. Album inégal donc, mais qui aura le mérite d’aller vers l’expérimentation, comme sur la chanson Show me how to hustle.

Le troisième album, plutôt bon dans l’ensemble, nous laisse quand même sur notre faim, d’autant plus qu’à force de produire tous les artistes de la Terre, Pharrell semble avoir du mal à renouveler son stock de rythmes et de sons. Mais c’est aussi là que l’on commence à se rendre compte des limites du potentiel scénique du trio et de Skateboard. P en particulier. On sent bien qu’il ne sait pas trop sur quel pied danser à force de faire une musique aussi éclectique.

2010, comme on le disait plus haut avec le morceau de Uffie, on retrouve du grand Pharrell. N.E.R.D sort un album en septembre, dont on a déjà eu un avant goût avec le titre Hot & Fun en duo avec Nelly Furtado. Au premier abord on adore, puis on s’aperçoit rapidement que le refrain ressemble étrangement à celui de la Compagnie Créole et on se met à regretter la belle époque où le producteur ne se contentait pas seulement de faire danser la Terre entière.

Il nous promet un album influencé par le mouvement hippie et les années 60 américaines. On est tout excité, mais en même temps on craint le pire. Verdict début septembre.

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