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Richard Wagner

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Orphelin de père à l’âge de six mois, Richard Wagner (né le 22 mai 1813 à Leipzig en Allemagne) est élevé par sa mère, par son beau-père, l’acteur Ludwig Geyer, peintre et poète, ainsi que par son oncle Adolf dont l’intérêt pour la philosophie, la philologie et les arts exercera une influence certaine sur sa formation et son orientation ultérieure.

 

Très jeune, Wagner éprouve la passion du théâtre et de la poésie. La découverte de l’œuvre de Beethoven à l’âge de quatorze ans l’engage sur les voies de la composition musicale. A l’âge de dix-huit ans, en même temps qu’il publie ses premières œuvres, il entreprend des études de philosophie et d’esthétique. Nommé maître de chœur à Würzburg en 1833, puis un an plus tard chef d’orchestre à l’opéra de Magdebourg, il compose dans le même temps son premier opéra : « Les Fées ». Depuis lors, il ne cessa de créer jusqu’à sa mort en 1883, à l’âge de soixante-dix ans, donnant naissance à une œuvre d’une qualité exceptionnelle, qui révolutionna en profondeur l’histoire de la musique classique.

 

L’opéra comme « art total » : le drame musical

Opposé aux directives théâtrales de son époque, Wagner a très vite ressenti la nécessité de mettre au point sa propre conception de l’art lyrique. Pour lui, l’opéra doit exprimer l’universel, doit s’adresser à l’homme dans sa pleine humanité. Pour ce faire, il ne doit pas être dissociée de la poésie et de la philosophie qui seules peuvent appréhender les conflits de l’homme et de son destin.

Ce qui l’intéresse dans les mythes et légendes allemandes, ce n’est pas le récit en lui-même mais les problèmes éternels de l’humanité qu’ils posent : la rédemption par l’amour ou par le renoncement, l’idée de salut, la liberté et la question fondamentale du choix, l’exaltation du peuple au sens le plus noble du terme.

Son opéra ou « drame musical » a l’ambition de faire fusionner la poésie et la musique dont les trames sont similaires. Sa musique intense, puissante et lyrique est associée à la notion de « mélodie infinie » au sens où elle transcende tous les arts pour toucher l’homme dans sa profondeur la plus intime.

 

La Tétralogie

Son œuvre fondamentale, datant de la fin des années 1850, la Tétralogie (réunion de quatre pièces dramatiques chez les Grecs), illustre parfaitement cette nouvelle conception de l’art lyrique. Connue aussi sous le nom de l’Anneau du Nibelung, elle est composé de : l’Or du Rhin, la Walkyrie, Siegfried et le Crépuscule des Dieux. Inspirée des très anciennes légendes allemandes, la Tétralogie exprime toutes les contradictions du compositeur tiraillé entre le socialisme et l’anarchisme, la chrétienté et l’athéisme, le pessimisme et l’optimisme.

 

Le festival de Bayreuth

En 1872, Wagner réalise son rêve en faisant édifier à Bayreuth, en Bavière, un théâtre spécialement conçu pour y représenter la Tétralogie. En 1876, la salle est inaugurée et marque l’apothéose de l’artiste.

Quelques années plus tard, le 26 juillet 1882, Parsifal, son dernier opéra est représenté à Bayreuth, et Wagner désire en réserver l’exclusivité à son théâtre. Le succès est tel qu’il se prolonge durant seize soirées consécutives. Après cette période de gloire, Wagner se sent épuisé et meurt au cours d’un dernier séjour à Venise, où il passait chaque hiver depuis 1879.

Depuis sa mort, chaque été, un festival « Wagner » est organisé à Bayreuth dans le lieu qu’il a spécialement conçu pour accueillir son œuvre, rassemblant tous les passionnés de ce compositeur de génie.

 

Principaux opéras

Les Fées (1833-1834) ; Défense d’aimer (1835-1836) ; Le Vaisseau fantôme (1841) ; Tannhäuser (1843-1845) ; Lohengrin (1846-1848) ; Tétralogie (1853-1874) : l’Or du Rhinla Walkyrie (1854-1856), Siegfried (1856-1871), le Crépuscule des dieux (1869-1874) ; Tristan et Isolde (1857-1859) ; les Maîtres chanteurs de NurembergParsifal (1877-1882). (1853-1854), (1861-1868) ;

 

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