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Le Trophée Jules Verne

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En dehors des courses, le trophée Jules Verne est l’un des plus grands défis des navigateurs dont le but est de boucler le tour du monde le plus rapidement possible.

 

De Bruno Peyron à Franck Cammas, histoire d’un record qui a passionné les plus grands navigateurs modernes.

 

Le « Tour du Monde en 80 jours »

 

C’est du roman du célèbre écrivain français Jules Verne que vint l’idée à Yves le Cornec, dans les années 1980, de créer un trophée visant à accomplir le tour du monde à la voile en moins de 80 jours. De grands navigateurs planchent sur le sujet pour définir les règles et c’est en 1990 que le trophée Jules Verne voit véritablement le jour avec un comité formé notamment de Florence Arthaud, Peter Blake, Olivier de Kersauzon, Bruno Peyron ou encore Titouan Lamazou.

 

Le règlement

 

Les règles du trophée Jules Verne sont entérinées en octobre 1992 par la WSSRC (World Sailing Speed Record Council). Le trophée sera détenu par le navigateur qui battra le record du tour du monde. Le parcours s’élance de l’Ile d’Ouessant entre les phares de Créac’h et du Cap Lizard et laisse à bâbord les Caps de Bonne Espérance, Leeuwin et Horn et doit faire un minimum de 21 760 miles nautiques.

Le choix du bateau et du nombre d’équipiers est laissé libre.

Pour participer, il faut être membre de l’Association « Tour du monde en 80 jours » et verser la contribution de tentative de record.

 

Records du trophée

 

Trois bateaux s’élancent en 1993 pour établir le record. Peter Blake et Olivier de Kersauzon échoueront, mais Bruno Peyron, sur Commodore Explorer, boucle le premier tour du monde comme un symbole en un peu moins de 80 jours (79j, 6h, 15mn, 56sec).

Ce record ne tiendra qu’une année avant que Peter Blake ne réussisse, à sa deuxième tentative, un peu moins de 75 jours.

A force de persévérance, Olivier de Kersauzon remporte le trophée lors de sa 5e tentative en un peu plus de 71 jours en 1997.

Le Breton le conservera quelques années avant que Bruno Peyron décide de récupérer son bien en 2002. La technologie aidant, il améliore de plus d’une semaine le temps de référence en 64 jours.

La Britannique Ellen MacArthur tentera de lui ravir, mais c’est finalement Olivier de Kersauzon après 3 nouvelles tentatives sur « Géronimo » qui empochera le trophée en 63 jours et presque 14 heures, en 2004.

 

Après 2 échecs, Bruno Peyron se réapproprie le record l’année suivante sur « Orange 2 » en explosant les anciens chronos de près de 2 semaines en 50 jours 16 heures et 20 minutes. C’est finalement Franck Cammas qui, après 2 échecs lui aussi, arrive le 20 mars 2010 au terme d’un tour du monde en 48 jours 7 heures 44 minutes et 52 secondes à une vitesse de 24.59 nœuds pour parcourir 28 523 milles nautiques sur Groupama 3 (bateau qui remportera le Vendée Globe la même année). Le gigantesque Trimaran de Franck Cammas comptait à son bord 9 équipiers dont certains navigateurs confirmés comme Thomas Coville, Lionel Lemonchois et Steve Ravussin.

 

Grace à la technologie, le trophée Jules Verne a vu son record s’abaisser de plus d’un mois en 17 ans bien en dessous du mythe des « 80 jours ». Nul doute que les progrès actuels permettront un jour de battre une nouvelle fois ce record et pourquoi pas l’amener en deçà des 40 jours.

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