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Roland Jourdain

Roland

Skipper devenu incontournable dans le paysage français, Roland Jourdain n’était pourtant, à la base, pas issu du milieu fermé des marins.

Passionné plus jeune par le foot, il se reconvertit vite et arrive à se créer un nom parmi les plus grands navigateurs.

 

Né en 1964, ses parents l’inscrivent tout de même relativement tôt à des cours de voile dans la baie de Concarneau. Année après année, il se forge une expérience jusqu’à accepter, à l’âge de quinze ans, un poste d’assistant moniteur de voile. C’est à ce moment là que Roland Jourdain découvre réellement la voile et ses valeurs : partage, pédagogie et sens de la débrouille.

En 1983, il s’aligne au départ d’une mini transat sur un vieux Muscadet préparé par ses soins. C’est à cette époque qu’il rencontre Michel Desjoyaux. Ensemble, ils découvrent les différentes techniques nécessaires et approfondissent la mécanique indispensable à une course en solitaire. Lors de cette première grande traversée, Roland Jourdain fait face à ses premières grandes péripéties : après avoir heurté une bille de bois, son bateau a une voie d’eau. Il lutte alors toute une nuit face à l’eau envahissant son embarcation avant d’être récupéré par un cargo. Il aurait pu abandonner ses rêves mais, force de caractère oblige, il rebondit et intègre alors un chantier, Multiplast, dans lequel il construit le multicoque de Philippe Jeantot.

En 1984, il participe à sa première Course du Figaro. En 1985, il gagne avec Jeantot le Tour de l’Europe, puis embarque sur le bateau d’Eric Tabarly pour la Whitbread, fameuse course en équipe autours du monde. C’est cette course, ajoutée aux précieux conseils d’Eric Tabarly, qui lui confirmeront sa volonté d’être navigateur professionnel.

Il enchaine alors courses et chantiers lui permettant de se former un sacré palmarès : Champion d’Europe et du monde en 1989 et 1990 ; Transat Jacques Vabre en 1995 puis 2001 ; AG2R en 1994 ; Route du Rhum en 2006.

Il fait face à des épreuves difficiles où il se voit obligé d’abandonner : Vendée Globe 2005, et 2008. Vendée Globe qui restera gravé dans les mémoires pour sa qualité et son suspens. Roland Jourdain est alors le seul à tenir le rythme imposé par Michel Desjoyaux. Cependant, il heurte un mammifère marin qui endommage alors sa quille. Il réalise une réparation de fortune lui permettant de rester en course tout en gardant sa place de second. Sa quille tient une vingtaine de jour mais finit par céder. Il arrive tout de même à parcourir une grande distance et à rejoindre l’Archipel des Açores. Malgré ce parcours épique, les mauvaises conditions météo le contraindront à abandonner le 2 février.

Roland Jourdain s’inscrit ensuite avec Jean-Luc Nélias pour la Transat Jacques Vabre 2009. Malgré une belle course, un problème de voile les contraint à s’arrêter également aux Açores. Ils finiront alors sixièmes.

En 2010, embarqué sur un nouveau bateau peint aux couleurs de Veolia Environnement, il concourt pour la Route du Rhum.

 

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